Exit latinitas (cette année)

2015-0907_GaffiotJe m’étais dit que je me remettrais au latin à la retraite. Par plaisir après plus de quarante-cinq ans d’interruption (mon dernier cours de latin, en 3e, remonte à juin 1969…).

J’avais donc été heureux de découvrir que l’université proposait des modules progressifs de langues anciennes (d’initiation à traduction), avec, pour le cours m’intéressant (une reprise ab ovo, évidemment), une plage unique «libre» le vendredi après-midi.

Pour tout dire, j’avais imprimé le descriptif, le formulaire et, le jour même des inscriptions pédagogiques (le 27 août), j’étais allé jusqu’à l’UFR de lettres dans le bureau idoine… encore dans les travaux de peinture. Motivé, je l’étais, pour prendre une douche imprévue mais glacée alors que j’étais en tenu estivale… J’ai même acquis le Gaffiot en version abrégée (autorisée pour les examens locaux), mais…

Mais à la réflexion, une fois mon emploi du temps obligatoire mis en forme sur l’agenda, je me suis rendu compte que je n’avais pas de journée libre. Eussé-je été un simple étudiant, même retraité, ce n’aurait pas été un problème. Mais j’ai d’autres activités… et quelques travaux à venir, dont une étude que j’évoquerai sans doute ici, mais qui s’annonce lourde… Tout cela nécessite que je puisse me libérer en continu sur une journée ouvrée.

La raison conduit au renoncement. Hélas! Je ne puis, même pour servir les hommes ainsi que le recommandait le sympathique Jérôme Coignard, rejeter toute raison comme un bagage embarrassant et [m’]élever sur les ailes de l’enthousiasme.

J’ai toujours le Gaffiot. Le projet aussi… mais pas pour cette année.

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