Premier jour d’étudiant: dense et tonique!

(Eole99/Wikimedia Commons)

Ça y est, on y est: c’était la première journée, vraie journée, d’étudiant: celle des premiers cours. Quatre heures trente en trois fois une heure trente coupés à chaque fois de dix minutes. Un peu moins de cinq heures au total, denses mais pas à l’excès, bien plus supportable du reste que les abominables stridulations de la sonorisation (neuve) de l’amphi Carcassonne lors de la deuxième séquence…

Ce premier semestre est commun aux juristes pur jus  et aux politistes. La licence que j’envisage est une licence de science politique mais, officiellement et dans le jargon de l’alma mater est une licence de droit, parcours science politique. Au reste, c’est à dessein que j’ai choisi une formation bien ancrée dans le droit public et si, dans cette période d’un semestre (c’est la deuxième année qu’il en est ainsi: antérieurement, à Nanterre, la L1 était un tronc commun comme, mutatis mutandis, une manière de propédeutique. Cela va me conduire à en passer par le droit civil, et déjà le Code civil a été annoncé comme un outil obligatoire pour les travaux dirigés (d’introduction au droit) comme il pourra être utile (et sera autorisé) en partiel. Mais c’est une manière comme une autre, cohérente avec la majeure partie de la pratique juridique, d’aborder la discipline (ou la métadiscipline, si l’on considère chaque branche particulière comme une discipline propre).

2015-0914-CodeCivil-DicoDes indications bibliographiques ont été données. Je suis, au retour, passé par la FNAC avec cette référence qu’est aussi le Vocabulaire juridique de Cornu: dans deux des trois premiers cours, la distinction a été relevée, marquée, mise en évidence qui marque l’écart entre le vocabulaire courant et le vocabulaire juridique, nécessairement spécialisé, précis, orienté. Et une logique à revenir, comme pour s’accrocher à une bouée de sauvetage, aux racines latines qui explique que le droit subjectif ne s’applique pas à un hypothétique relativisme du point de vue, mais bien aux droits des sujets (de droit), de même que le droit réel ne s’oppose pas à un droit fantômatique puisqu’il concerne le droit des choses (res en latin, la res publica étant d’ailleurs la chose publique: on trouve régulièrement encore ce terme chez La Fontaine où il signifie État sans que, le moins du monde dans les conditions de l’époque, il n’y mît un souçon de républicanisme (démocratique). Ainsi d’ailleurs m’est-il venu un petit truc: pour un adjectif à prendre juridiquement, revenir au nom s’il a une origine latine que je puis encore identifier (faute de mieux, hélas! cette année). Avis aux amateurs: le célèbre Gaffiot est en ligne, quand bien même on n’a pas opté pour son abrégé plus maniable.

En tout cas, j’ai mesuré un peu plus précisément (aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain, comme disait la mère du regretté Jean Rostand) combien les approfondissements étaient nécessaires et, comme je le pressentais dans mon billet d’hier, que, dans cette matière aussi, le chemin était le but (ainsi mon ami Claude Lelièvre aime, de temps à autre, à rappeler ce propos de Michel Bréal qui, il est vrai, à ses qualités d’humaniste ajoute celle d’avoir été l’inventeur du marathon moderne).

Nourri de tout cela, j’aurais pu rentrer directement (avec changement aux Halles) après les cours du matin (quand je dis «du matin», c’est après 13h20 quand même)… Eh bien! non: j’ai essayé passer au secrétariat pédagogique pour une précision mais, en ce moment, les inscriptions pédagogiques continuent (années supérieures ou retardataires «rattrapés», peu importe). J’ai obliqué — je ne dirai pas par hasard car j’en avais l’intention — vers la bibliothèque de l’UFR de droit et science politique (à ne pas confondre avec la bibliothèque «centrale» de l’université). Des visites étaient prévues à partir de la semaine prochaine mais, ai-je regretté la mine déconfite, à une heure où j’aurais TD. L’occasion faisant le larron, j’ai pu m’inclure, à l’impromptu comme je l’ai tweeté, dans un parcours identique organisé pour deux arrivants: présentation des rayons, du classement, des règles (c’est, au moins pour les étudiants de «L», une bibliothèque de consultation uniquement) et, surtout, de formation à l’utilisation du module de recherche documentaire, y compris pour l’accès aux bases externes. J’ai en tout cas été charmé de l’accueil comme de la visite.

2015-0914_tweet_643437962991136768(Au passage, je me demande à quel fuseau horaire Tweeter fait référence,
mais en m’identifiant, il rétablit bien 16h55..

Et si, à 16h55, je gazouillais dans le train, j’ai profité du changement à Châtelet–Les-Halles pour passer par la FNAC, avant de rentrer et de repasser quelques commandes supplémentaires.

J’ai relevé les messages reçus, enregistré les documents, sauvegardé mes notes du jour… mais je ne les ai pas encore reprises. Mais nous en resterons pourtant là ce soir…

Publicités